Présentation de la Commune
Retrouvez ici quelques informations sur Bouresse, sa géographie et son histoire
BOURESSE
Bouresse est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.
Ses habitants sont appelés les Bouressois et sont au nombre de 632 au 01.01.2026 (décompte INSEE).
Le nom de la localité est attesté sous la forme Boerecia en 904.
Bouresse désigne "un endroit où l'on garde des bœufs"
Géographie
D'une superficie de 36,62 km2, Bouresse est située à 35 km au nord de Civray et à 24 km au sud-ouest de Montmorillon.
La commune est traversée par la Dive sur une longueur de 8,3 km.
La région de Bouresse présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées. Le terroir se compose :
- sur les plateaux du Seuil du Poitou :
- de Bornais pour 34 % : ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse,
- d'argile à silex peu profonde pour 29 %,
- de terres de brandes (landes) pour 19 %,
- de terres fortes pour 17 %. Ce sont des sols composés d'argilo-calcaires moyennement profonds alternant avec des sols limoneux, riches en cailloux et blocs de meulières. Ces terres sont à tendance acide et hydromorphe. Ces sols sont communs dans toute cette région du sud du département de la Vienne ;
- sur les plaines :
- de groies superficielles pour 1 % : les groies sont des terres du Sud-Ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes - en général de moins de 50 cm d’épaisseur – et plus ou moins riches en cailloux. Elles sont fertiles et saines et donc, propices à la polyculture céréalière mais elles s’assèchent vite.
Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique du nord-ouest.
En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés.
Histoire
Au Moyen Age :
L'histoire de Bouresse est liée à celle de l'importante abbaye de Nouaillé-Maupertuis car ce sont les moines de l'abbaye qui ont fondé un prieuré à Bouresse au Xe siècle. La région n'était alors qu'une forêt inexploitée et dépeuplée. Ce ne sont que terres en jachères et brandes. Grâce aux mesures prises par les moines pour encourager la colonisation et la culture des terres, la région commence à prospérer.
Ainsi Boerecia est citée en 904.
Au XIe siècle, l'abbaye de Nouaillé-Maupertuis y fonde un prieuré, dont le blason mentionné par Ulysse Robert dans ses travaux : « D'or à deux bandes d'azur accompagnées de trois roses de même mises en barre ». Le prieur est chargé de représenter l'abbé de Nouaillé et de défendre des intérêts de l'abbaye. En effet, les moines durent se défendre des tentatives d’empiétement des différents seigneurs locaux comme le comte de la Marche au sujet du bois de Bouresse (mais cela demande à être confirmé : ce bois n'existe plus, il aurait été situé au niveau de la côte des Vaux en allant sur Verrières). Le duc d'Aquitaine finit par condamner le comte de la Marche à restituer le bois aux moines de l'abbaye.
Récemment encore, en plus de l'église Notre-Dame datant du XIIe siècle dont on dit qu'elle comporterait une crypte, quelques traces de ce prieuré subsistaient encore avec une grange située derrière le monument aux morts et une échoppe médiévale avec sa devanture caractéristique située au carrefour des routes de Lussac-les-Châteaux, de L'Isle-Jourdain et de Verrières. Cette grange déjà passablement abîmée est rasée en janvier 2007 avec l'accord de l'architecte des bâtiments de France de la Vienne ; l'échoppe devrait suivre à terme car, faute d'une expertise, chacun se réfère aux écrits de l'abbé Auber disant que cette maison ne date que du XVIIe siècle.
Un autre monument, le donjon de la Rigaudière de Faon (XVe siècle), lui aussi en piteux état puisqu'il a perdu son toit à une époque relativement récente (il existe des cartes postales où ce toit figure) et que les arbres poussent à l'intérieur, témoigne encore de la splendeur passée de la famille Chenin, une famille alliée avec celle des Rochechouart vers 1400 (mariage de Marguerite Chenin avec Geoffroy de Rochechouart) (la famille de Madame de Montespan) qui prétendait compter plus de quartiers de noblesse que les Bourbon.
La famille Chenin est connue dès le début du XIIe siècle. Originaire de la région de Ruffec et se rattachant aux seigneurs de cette cité semble-t-il, elle a possédé du XIIe au XVe siècle une partie des fiefs de Morthemer et de Lussac-les-Châteaux. Elle porte d'azur à la croix engreslée d'or.
De la Renaissance à l'époque contemporaine :
Cette maison seigneuriale typique du XVIIIe siècle, les Chenin, comprenait autrefois des terres, des bois mais aussi une forge importante, la forge de Goberté, dont la maison de maître subsiste en contrebas de la route de Lussac sur la commune de Gouëx.
C'est cette jolie forge et son ruisseau qui ont donné son nom au chemin de randonnée traversant la commune. Cette forge fut créée aux environs de 1655 au creux de la vallée du ruisseau de Goberté. Une digue fut édifiée là pour donner la force hydraulique nécessaire. L'entreprise fusionne avec celle de Lhommaizé en 1787. Le haut fourneau cesse son activité en 1791, en raison de l'insuffisance du cours d’eau. En 1825, 2 roues de dessus animent les mécanismes de la forge. En 1823, il n’existe plus qu'un seul feu de forge et un marteau, et le haut fourneau est en ruine. Toute activité cesse en 1835 et les bâtiments sont démolis l'année suivante, à l'exception du logement patronal et de la halle à fer transformés en ferme, alors que l'étang est asséché et mis en culture.
La transmission de la seigneurie à la famille Mesmin des Vaux au XVIIIe siècle (1768) par l'ancienne famille seigneuriale est aussi un exemple intéressant sur la mise en place de la révolution industrielle dans les campagnes françaises à cette époque.
Parallèlement, la famille Aubar, une famille de notaires royaux de Montmorillon originaires de la Marche s'installent à Bouresse et font construire une charmante maison de maître. Ces Aubar comptent dans leurs ancêtres des notables dont le nom survit en particulier dans une aire de l'A 20.
Autre famille connue ayant habité Bouresse, la famille Delagrave dont une branche posséda les Châteliers ou Chastelliers, jusqu'en 1921. Cette famille qui tenait une célèbre librairie à Paris s'est illustrée dans l'édition avec notamment de nombreux livres de prix au XIXe siècle.
Un arbre de la liberté est planté au printemps 1848, peu après la révolution de février 1848 : il survit plus d’un siècle avant d’être abattu en 1953, sans être remplacé.
La route qui part de Bouresse pour rejoindre Usson-du-Poitou fut ouverte sous Napoléon III. Dans le paysage de brandes et de terres difficiles à cultiver qui environnaient alors le village, des routes et des chemins quadrillaient le terroir. Ainsi, le réseau encore existant de petites routes et de chemins, telle la route de l'Epinet, est-il le plus ancien.
source : wikipédia
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